Evolution de l'industrie et des mines dans le bassin stéphanois - Forte participation des Kabyles

La mine - Un pont solide entre Ici et Là-bas

Pour comprendre la forte pésence des Kabyles à St-Etienne , nous vous poroposons de lire le formidable discours de présentation de Catherine GAUTHIER (socio-anthropologue, chercheure associée au centre Max Weber (Université Jean-Monnet et PRES Lyon / Saint-Étienne)  lors de l'exposition qui s'est déroulée en janvier 2013 (Puits Couriot Parc-Musée de la Mine) :

D'Ici et de là bas

012c 1TIMEZRIT /SAINT-ETIENNE, mémoire de mineurs058e2p

D'ici et de  là-bas de Catherine GauthierD'ici et de là-bas de Catherine Gauthier

 

Aghabala est un village limitrophe de Timezrit (voir le plan sur le diaporamma du haut du site), l'histoire est donc commune. Certainnes personnes citées dans le livre édité à cette occasion sont originaires du village d'Agbala, notament M. Belkacem Sayad, qui était un grand syndicaliste et ayant participé activement à la grève des mineurs dans les années 50

La mine de Timezrit

La mine de Timezrit, pourtant toujours exploitable est actuellement abandonnée, malgré la haute qualité de son minerie de fer. Située au coeur de la Kabylie, les pouvoirs public semblent renoncer a faire tout effort pour la redémarrer et faire prospérer ainsi la région, préviligeant l'activité pétrolière beaucoup rentable pour les gestionnaire de la rente.

Prétextant une forte présence de l'eau dans ces galeries, l'Algerie a tourné le dos à un trésor inistimable que beaucoup pays auraient souhaité avoir dans les richesses de leur sous-sol, son infrastructure mérite d'être sauvegardée (voir l'état actuel de ce site)

Logo mine de timezritEntree de la mine

Cette mine a été découverte au début des années 1900, son expoloitation a vite demarré, après avoir servi de source de revenu pour les familles de la région et bien sûr le développement économique de la France , elle a par la suite favorisé le départ de beaucoup de ses mineurs vers cette dernière et notament vers le bassin de St-Etienne.

L'aventure des hommes et du charbon des mines de Saint Etienne

L'aventure du charbon dans le bassin de la Loire est intimement liéé à l'histoire de l'immigration Kabyle venue de Bejaia.

La création de la premiere ligne francaise des chemins de fer reliant Saint Etienne à Andrézieux en juillet 1827 soutient le developpement du bassin qui devient le plus important de France, Grace aux travaux des ingénieurs issus de l'école de mineurs ouverte en 1816, on passe de de la mine archaique à la mine à vapeur.

1ère ligne des chemins de fer en France

La première révolution industrielle est en marche avec l'immergence de la premiere grande entreprise capitaliste minière :  "LA COMPAGNIE DES MINES DE LA LOIRE"

SAINT ETIENNE - "VILLE LA PLUS MANUFACTURIERE DE FRANCE VERS 1860"

 

Saint-Etienne est devenue depuis 1860 la ville la plus industrielle de France. Ainsi la main d'ouvre commençait à manquer, après les Italiens, les Polonais, c'est au tour des maghrébins  d'apporter leurs pierres à l'édification du bassin de la Loire. D'après Mme Gauthier, les Premiers arrivés à St Etienne dès le début du 20ème siècle et peut avant sont des Berbères du Maroc ou Kabyles d'Algérie.et ces derniers furent très nombreux à venir de la province de Bejaia.  

Rendre hommage à nos anciens dont certains ont donné de leur vie pour Saint Etienne est un devoir, en effet on sait que dans la catastrophe de la Chana qui fit 67 morts en 1942, 18 étaient originaires du Maghreb. Certains étaient victimes du bombardement américain de 1944 comme MR Bouzidi Mohand Tahar (Père de Md Akli). L'association AESA fera le nécessaire pour dévoiler la liste des victimes originaires d'Aghbala qui avaient périt dans les mines ou les usines de Saint Etienne. Beaucoup avaient survécu et avaient accompagné l'industrie minière jusqu'à son arrêt définitif. Ainsi on retrouve certains noms dans les salles de la mine de Couriot, c'est le cas de  MR Moussa Ouchene décédé au début de l'année 2015 à Teardy. Rien que  dans la famille OUCHEN(E), ils étaient nombreux à travailler dur dans les différentes mines de Saint-Etienne, Mon père Mohand Saïd était mineure de fond pendant 6 ans à la Talaudière, on peut citer au moins 7 autres personnes toutes décédées (Mohand Akli, Abdelkader et ses frères Ramtane et Salah, Moussa dejà cité et son frère Amar, Tir Larbi, etc...).

Dès que les informations nous parviennent de tous les membres de AESA (ou de leur famille), nous les allons nommer ici un par un : La liste des mineurs venus d'aghbala sera garande.

Catherine Gauthier a d'emblé souligné le caractère difficile de travailler avec les sociétés ayant des cultures orales peu matérialistes telle que la culture kabyle.

En optant pour un travail avec l'image, elle a pu produire un excellent rendement sur l'extraordinaire aventure migratoire de nos parents. Elle a réussit mieux que quiconque à rendre visible la figure du mineur kabyle dans la mémoire collective et dans l'histoire en les intégrant au patrimoine local de Saint-Etienne. Car les Kabyles ont exercé dans tous les métiers présents dans la région stéphanoise.

Beaucoup d'entre nous se reconnaissent tout à fait dans la formule et le constat faits par Catherine Gauthier: "Nous sommes là par nos parents" et nous revendiquons la reconnaissance de la place que nos parents ont construit dans l'histoire industrielle et sociale locale et même nationale.

Nous sommes là aussi par l'Histoire commune de la France et de l'Algérie, car même après l'indépendance de l'Algérie et le départ d'une partie d'Algériens, beaucoup d'entre eux ont été suppliés de revenir occuper leurs postes car ils représentaient ce qu'il y avait de mieux en main d'œuvre sur le marché du travail.

Oui, comme l'étaient nos anciens, nous ne faisons que perpétuer cette tradition : nous sommes tous acteurs du St-Etienne d'hier et d'aujourd'hui et par de là de toute la France.

 

Mineurs d'origine maghrébine et leur environnement

Honneur aux anciens

Pour rendre hommage aux anciens, nous vous proposons un voyage dans le temps à travers une collection unique d'images (environs 400 Clichés) et de vidéos que l'on a pu acquerir grâce à différentes recherches, la majorité de nos publications sont issues du travail formidable d'un ami Damien Obrier de Lyon II avec lequel nous avons partagé la même prmotion en Master Informatique  pendant l'année scolaire 2006/2007. Damien Obrier est le créateur d'un un Cd Rom qui contient un volume impressionnant de données sur le Bassin Minier de Saint Etienne.

Nos parents ont activement participé à l’édification de la France, rendre hommage à nos anciens est un devoir.

Venus d’Aghbala et installés un peu partout en France, surtout dans la Loire pour nourir leur famille.   Il faut rendre visible le fruit de leur travail dans la mémoire collective et l’intégrer au patrimoine local de Saint-Etienne.

Hommage à nos anciens : Da Chabane Mezaber par son fils Malek


Nous sommes ainsi heureux de publier la copie de la Médaille d’Honneur du Travail décernée à Mr  Chabanne MEZABER le 17 janvier 1974 pour ses 25 années de services.

Nous ferons de même pour ceux qui souhaitent faire un clin d'eil à leur parents ou cousins qui avaient travaillé en France.

Voici un bref récapitulatif du parcours de Da Chaabane OuaBelkader rapporté par Malek - son fils, qui n'a pas oublié ses racines et le sacrifice de ses parents. A travers leurs héritages, Malek continue à tout donner pour le bien-être de son village et des siens : "En fait, Chabanne MEZABER a travaillé 30 ans et 6 mois en tant que mineur de fond. Il n'a jamais travaillé en surface. Il a écumé toutes les mines de la région durant tout ce temps. Cette photo a été prise chez moi à Aghbala, Mon frère Smaïl a pris soin d'encadrer ce diplôme afin que nos descendants prennent conscience du sacrifice consenti par mon père et par ma mère, pour nous donner un avenir meilleur. J'invite tout le monde à faire de même avec ses proches. Nous ne devons pas les oublier."

Medaille d honneur mezaber chabane

A titre anecdotique, MEZABER Chabane, mon père, avait été refoulé par la médecine du travail à l'époque. Ils le jugeaient inapte à la fonction de mineur de fond ! Da Mohand Seghir Berkouki a passé la contrevisite à sa place (en se faisant passer pour MEZABER Chabane). C'est comme cela que mon père a pu intégrer les mines. Pour quelqu'un d'inapte à la fonction, il a quand même tenu un sacré bout de temps ! C'est Da Mohand Seghir BERKOUKI, lui-même, qui m'a rapporté cette anecdote. Je lui rends hommage, par conséquent.

La Reconversion

L'histoire à travers l'image

Commentaires (1)

mezaber malek
  • 1. mezaber malek | 26/09/2016
si tu regardes la photo des mineurs au lavabo, tu reconnaîtras Da El Hadj Mohand Ou Idir Seba !

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